Zéro déchet : 14 solutions durables pour remplacer le jetable

 

Le « zéro déchet » est un voyage, du pays où on produit chacun l’équivalent de 12 tonnes de déchets par an (la France en 2017), à celui où on ne rejette que ce qu’on n’a vraiment pas pu éviter. Ce pays de destination promet d’être merveilleux : au revoir pollution généralisée, adieu surconsommation qui vide notre vie de sens et détruit les écosystèmes. L’avenir est là !

Par où commencer ? Logiquement, par sa propre petite poubelle domestique, qui produit quand même 1 kg de déchets par jour par personne en moyenne. Un bon début est de se mettre au compost, pour réduire 1/3 du volume de la poubelle ! Appelez d’abord votre mairie au cas où elle propose une solution de tri des biodéchets. À Paris, on l’annonce pour 2017, et il devra être étendu à toute la France d’ici 2025 (c’est la loi). Dans tous les cas, il existe des solutions pour composter : lire le Guide pratique du compostage de l’ADEME.

 

Comment prendre le chemin du zéro déchet ?

Il s’agit surtout de rompre avec tout ce qui n’est pas recyclable : la plupart des produits à usage unique et le plastique. Par exemple, qui a vraiment besoin de vaisselle ou de pailles en plastique ? C’est une aberration de production : extraction du pétrole, traitement en usine, transport international, conditionnement sous plastique, tout ça pour être utilisé pendant 10 minutes avant de continuer à polluer durablement la nature en passant par une décharge ou un incinérateur.

Contrairement aux apparences, ces produits sont hors de prix. C’est particulièrement vrai pour les produits à usage unique : on paie à chaque fois la matière première, le transport, l’emballage, le marketing, etc. Mais il y a pire : les coûts associés, à court et long termes, payés par la collectivité. Gestion des déchets, dépenses de santé pour les maladies causées par toutes sortes de pollutions, gestion des catastrophes naturelles, pour désintoxiquer nos écosystèmes et supporter le réchauffement climatique… C’est moins beau que le pays de destination du zéro déchet !

 

14 alternatives très faciles pour mieux consommer

Dans cet article, je conseille une vingtaine de produits pour réduire son empreinte écologique facilement, disponibles en ligne (sans commission pour moi, je précise), pour ceux qui n’auraient pas le temps de chercher et de choisir.

Ce sont des choix personnels, il en existe beaucoup d’autres ! Ils sont choisis pour leur qualité et leur faible impact écologique ; ils peuvent paraître chers, mais ils le sont moins que leurs équivalents jetables additionnés (cf plus haut !).

Je mentionne aussi des alternatives plus économiques voire gratuites. Car loin d’être (seulement) un truc de bobos, le zéro déchet est révolutionnaire : il peut libérer énormément de pouvoir d’achat pour les ménages les plus modestes ! Jusqu’à 40 %, selon la pro du zéro déchet Béa Johnson.

Évidemment, la récup, le fait maison ou l’achat de proximité sont des solutions plus écologiques que d’acheter sur internet (vu le transport et les emballages). Mais comme ce n’est pas donné à tout le monde et que les produits proposés sont durables, je trouve qu’il vaut mieux acheter sur internet que ne rien faire du tout !

Enfin, même si les produits remplacés peuvent paraître inoffensifs, ne doutez pas qu’ils aient un impact réel sur la nature. Même un rouleau de sopalin passe par des chaînes de fabrication, puis d’élimination/recyclage, complexes, énergivores et polluantes… Alors pourquoi ne pas les éviter si on peut le faire facilement ?

Bon shopping ! Les équipements pour les courses (sacs à vrac, bocaux…) et les produits ménagers ont été laissés de côté par souci de simplification. Ils feront l’objet de prochaines fiches de survie…

Pour acheter le produit en ligne, cliquez sur le lien du vendeur

 

CUISINE / SALLE À MANGER

1. Rouleau d’essuie-tout lavable en coton bio

Remplace : des années de rouleaux d’essuie-tout

Option économique : Utiliser des torchons/ chiffons.

Prix : 27 € (frais de port 6,50 €). Pratique car en rouleau. On peut aussi trouver des carrés d’essuie-tout en coton bio sans rouleau. Pourquoi bio ? Parce que la culture du coton est la plus polluante du monde ! À elle seule elle représente 1/4 des pesticides vendus dans le monde (incroyable mais vrai).

Vendeur : Ecolyne, société française de confiance

 

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2. Serviettes de table en coton bio

Remplacent : des années de serviettes en papier jetables (qui peuvent revenir très cher) et d’essuie-tout utilisé comme serviettes

Prix : 20 € les 4 (frais de port 3,50 €). Bonus : elles peuvent aussi servir de mouchoir !

Vendeur : Plim, jeune société française testée et approuvée

Options économiques : Acheter d’occasion/ coudre soi-même à partir de vieux draps/ les piquer à sa mère !

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3. Film alimentaire et sachets lavables en coton bio et cire d’abeille

Remplacent : le film alimentaire et les sachets plastique à zip.

Prix : 10 à 15 € le carré, 14 à 20 € le sachet (frais de port 3,90 €) .

Vendeur : Abeillons, jeune société française testée et approuvée. Le sachet est top pour la salade et les herbes fraîches.

Option économique : Très abordable si vous les fabriquez vous-même à partir de vieux draps et de cire d’abeille bio en pépites. Le torchon humide marche aussi très bien pour la salade.

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4. Tawashi en matériaux recyclés et savon de Marseille

Remplacent : éponges et liquide vaisselle.

Prix : 5 € le tawashi ou éponge lavable (frais de port 1,46 €)/ 4,30 € les 400 g de savon de Marseille (frais de port 6,90 € ; ça vaut le coup de faire quelques réserves, les frais de port sont offerts à partir de 80 € d’achat).

Vendeurs : Tawashi : Le Bigorno Piquant sur Etsy. Il y a plein d’autres vendeurs sur Etsy et MyLittleMarket (chercher un tawashi fait en France à base de matériaux de récup). Savon de Marseille : Marius Fabre. C’est l’une des 4 entreprises qui font encore le vrai savon de Marseille, avec Savonnerie du midi, Fer à cheval et Le Sérail.

Option économique : Le tawashi est facile à faire soi-même si on a sous la main une planche de bois, un marteau, des clous et des vieux collants.

 

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SALLE DE BAIN

5. Savon bio surgras saponifié à froid

Remplace : le gel douche, le nettoyant visage. La saponification à froid a de nombreux avantages pour la peau, y compris sensible.

Prix : 3,90 € (frais de port 6,50 €). Pour d’autres marques bio plus proches de chez vous, voir le site de Slow Cosmétique. Il existe mille options de savons selon les besoins et les types de peaux (dont le savon d’Alep ou d’ânesse), mais attention à la qualité, les arnaques sont fréquentes sur ce marché.

Vendeur : Clémence & Vivien, société française de Nouvelle Aquitaine.

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6. Dentifrice, déodorant, shampoing solides naturels

Remplacent : le tube de dentifrice, le plus souvent toxique si non bio/ le déodorant classique, idem, même s’il ne contient pas de sels d’aluminium/ le flacon de shampoing.

Prix : 12 € le dentifrice rechargeable/ 12 € le déodorant/ 12,50 € le shampoing (frais de port 3,90 €). Durée de vie : l’équivalent de 2 tubes de dentifrice/ 2 sticks déodorants/ 2 bouteilles de shampoing liquide. Attention aux huiles essentielles présentes dans les produits, déconseillées aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants de moins de 3 ans.

Vendeurs : Pachamamai (dentifrice rechargeable, déo, shampoing), marque française éthique de confiance. Lamazuna est aussi  connue sur ce secteur, voir leurs catalogues pour des achats groupés !

 

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Options économiques :

Dentifrice : se brosser les dents avec du bicarbonate de soude 1 à 2 fois par semaine. Il existe aussi de nombreuses recettes de dentifrices faits maison. N’hésitez pas à demander conseil à votre dentiste.

Déo : voici une recette plébiscitée par les plus désespérés de la transpi : diluer du bicarbonate de soude progressivement dans l’eau tiède jusqu’à saturation (quand le bicarbonate ne se dissout plus). Remplir un petit vaporisateur. À chaque pulvérisation, laisser sécher quelques secondes car sinon on a les aisselles mouillées (c’est le seul inconvénient). J’aurais pu vous donner des recettes plus sexy, il en existe des centaines sur internet ; mais d’après Béa Johnson, la pro du zéro déchet, c’est loin d’être facile à faire… Alors je reste au bicarbonate, enfin en cas d’urgence car personnellement je suis « No déo » !

Shampoing : devenez « No poo » : c’est l’art de s’occuper de ses cheveux de manière à ce qu’ils n’aient plus besoin d’être lavés !

 

7. Brosse à dents recyclable

Remplace : la brosse à dents non-recyclable (car elle n’est pas recyclable, sauf rares exceptions).

Prix sur 1 an : 18 € les 4 brosses à dents en bambou (frais de port 4,80 €) / 39,10 € le manche de brosse à dents + 4 recharges, le manche restant utilisable pendant de nombreuses années (frais de port 6 €).

Vendeurs : My Boo Company pour le bambou, Lamazuna pour le « bioplastique » : deux jeunes sociétés françaises hautement soucieuses de l’impact écologique de leurs produits. Difficile de choisir, il y a des subtilités des deux côtés ! Bien regarder les consignes de recyclage.

Option économique : pas vraiment, à part peut-être le Siwak, bâtonnet utilisé en Afrique ; voir un mode d’emploi hyper complet ici.

 

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8. Oriculi, cure-oreilles en bambou

Remplace : les cotons-tiges, des saloperies pour l’environnement ! À tel point qu’ils vont disparaître en 2020.

Prix : 4,50 € (frais de port 6 € ; à amortir avec d’autres produits cf plus haut)

Vendeur : Lamazuna, déjà mentionnée plus haut : produit testé et approuvé par un amoureux des cotons-tiges.

Option économique : le petit doigt, aussi appelé « auriculaire » 🙂

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9. Rasoir de sécurité

Remplace : les rasoirs jetables, pour homme ou femme.

Prix : 29,35 € le rasoir (frais de port 5,56 €)

Vendeur : Edwin Jagger, fabricant anglais spécialisé. Je n’ai pas trouvé de fabricant français dans cette gamme de prix, et ce modèle est recommandé pour les néophytes. Beaucoup de gens qui passent au rasoir de sûreté sont étonnés de la facilité d’utilisation. Pour un rasoir inox garanti à vie, compter minimum 70 €, souvent plutôt autour de 150 €.

Option économique : laisser ses poils en liberté. Pas faisable pour tout le monde.

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Les accessoires : blaireau et savon de rasage

Prix : 22,95 € le blaireau en bois et crin de cheval (frais de port 4,95 €). C’est un bon rapport qualité-prix sachant que les écarts de prix sont énormes. 5,90 € le savon bio saponifié à froid, particulièrement doux et moussant, et qui dure longtemps (frais de port 3,90 €).

Vendeurs : Blaireau vendu par Rasage Classique, distributeur de la marque espagnole Vie-Long spécialisée dans la fabrication de blaireaux en crin de cheval (issu du toilettage des chevaux). On évite ainsi les poils de sanglier ou de cochon, et les matières synthétiques qui souvent ne sont ni écolo ni de qualité. Savon de rasage : Savonnerie du Regagnas, repérée sur le site de Slow Cosmétique.

Option économique : essayer sans blaireau (le savon peut s’utiliser seul), mais il paraît que c’est le blaireau qui fait le rasage…

 

10. Lingettes démaquillantes lavables

Remplacent : des montagnes de disques en coton jetables.

Prix : 9,90 € les 10 lingettes (frais de port 6 €). Elles sont en polyester et polyamide, ce qui n’est pas complètement idéal niveau conception. Mais aucun produit n’est jamais parfait à 100 % et leur avantage est de démaquiller juste à l’eau, sans démaquillant (même mon mascara waterproof part). Honnêtement c’est moins confortable que les cotons jetables, mais ça marche et ça fait vraiment plaisir de ne plus rien acheter ni jeter ! Autres solutions : les lingettes en coton bio.

Vendeur : Lamazuna, déjà cité plusieurs fois dans cet article.

Option économique : se maquiller moins/ plus du tout. Pas faisable pour tout le monde.

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11. Coupe menstruelle en silicone et protège-slips lavables en coton bio

Remplacent : une quantité astronomique de tampons, serviettes et protège-slips jetables.

Prix : 14,99 € la petite ou la grande coupe (frais de port gratuits !). 14 € le protège-slip (frais de port 3,50 €), à utiliser seul ou en « sécurité » de la coupe. Personnellement deux me suffisent.

La cup est un produit intime qui suscite des avis très divergents, mais en général la plupart de celles qui l’essaient l’adoptent. En ce qui me concerne, je suis fan : c’est vraiment beaucoup mieux pour la planète, et on peut se baigner avec tranquille. Les inconvénients, pour moi : un petit temps d’adaptation pour bien comprendre comment la mettre (spoiler : il faut faire le tour de la cup avec le doigt pour vérifier qu’elle n’est pas pliée à l’intérieur), et le moment où il faut la vider qui est un peu désagréable, mais bon… Il existe en tous cas des dizaines de sites où en parler.

Vendeurs : Fleurcup, une société française spécialisée ; leur cup est recommandée pour les débutantes. Les protège-slips imperméables sont vendus par Plim, jeune société française testée et approuvée. Ils vendent aussi des serviettes hygiéniques.

Option économique : ne rien mettre ! Carrément. Certaines femmes pratiquent le « flux libre instinctif », qui consiste à se connaître tellement bien qu’on peut gérer ses règles comme ses envies de faire pipi. Assez génial mais pas donné à tout le monde : si vous êtes curieuse ou bien motivée, c’est à découvrir ici !

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EN DÉPLACEMENT (dans son sac, sa voiture…)

12. Tote Bag

Remplace : les sacs plastique (même « biodégradables », une fausse bonne solution)

Prix : 13 € le sac taille L, frais de livraison 5,10 €

Vendeur : Bis Repetisac, 100 % français, fibres recyclées

Option économique : aller à des événements qui en donnent gratuitement (c’est un peu la loterie puisque bien sûr vous ne le saurez pas avant !) mais surtout les coudre vous-même à partir de vieux draps.

tote bag ecologique

 

13. Gourde en inox

Remplace : toutes les petites bouteilles d’eau en plastique dont l’impact écologique est catastrophique. La preuve : les magasins Biocoop ont carrément décidé d’arrêter de vendre de l’eau en bouteille !

Prix : 19,90 € la gourde de 450 mL (frais de port 6,70 €), à trimballer partout avec soi.

Vendeur : Gaspajoe, société française engagée, spécialisée dans la bouteille en inox pour toute la famille et tous les usages. Son slogan : « Gourde et fière de l’être » !

Option économique : trouver des robinets pour boire de l’eau quand on est en déplacement… Moins sympa et pas forcément faisable.

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14. Mouchoirs en coton bio

Remplacent : des années de paquets de mouchoirs.

Prix : 30 € les 5. La pochette imperméable coûte 8 € (frais de port 3,50 €). L’intérêt de ce mouchoir est sa douceur, pour les gros rhumes.

Vendeur : Plim, société française mentionnée plus haut.

Option économique : à fabriquer soi-même ou à piquer à sa mère.

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2 Commentaires sur "Zéro déchet : 14 solutions durables pour remplacer le jetable"

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Ma vie presque zéro dechet
Invité

Pour remplacer la vaisselle jetable j’ai prévu un stock de verre lavable pour les grandes soirées, pour éviter le cellophane j’ai des saladiers avec couvercle, j’ai aussi adopté des morceaux d3 tissu pour le ménage et les lingettes lavables démaquillantes et pour bébé de chez Les tendances d’Emma, ici pareil loriculi adopté ainsi que les cosmétiques solides.pour le visage je ne mets plus de crème mais d3 l’huile et pour le m3nage c’est vinaigre blanc . Tellement de choses faciles à faire et encore j’en oublie pleins d’autres 😉 ah si je vais essayer les pailles en inox. Bonne continuatin

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